Il
est mi-avril. Paris a finalement commencé à attraper le vert. En tout cas c’est
ce qu'il m’a semblé cette après-midi sur le Pont des Arts en parcourant le trajet
habituel entre l’école et l’entrée du métro de la ligne une. Ce ne sont que
quelques saules qui se vêtent en feuilles vierges, mais les autres arbres eux-aussi
ont perdu leur transparenced'entre branches. Avec
l’arrivée du printemps les cadenas accrochés sur les grilles de garde-corps de
Pont des Arts se sont tragiquement multipliés, tout juste comme les feuilles. C’est
le temps de « l’amour ».
A
la traversée de la voie Georges Pompidou, aux feux routiers les flux
s’arrêtent pour un instant, se regardent pour un instant et perdent leur
fluidité. Apres cet instant les flux deviennent les flux normaux.
Il
pleut et le très fin rideau de l’eau intensifie les couleurs de la ville. Les
façades autrement homogenes et plates se redessinent et prennent la profondeur.
L’aire humide émet l’odeur de la terre ou pas. Et bien c’est simplement le
vague souvenir de la pluie printaniere dans ma ville qui me vienne avec
cette relent.
11 avril 2013
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